Sur la surface d’un globe, le chemin le plus court connectant deux points s’appelle une géodésique. En cartographie, c’est la seule forme géométrique qui représente correctement les distances “à vol d’oiseau”, surtout si votre échelle d’observation est celle d’un continent entier. Autrement dit: ne dessinez jamais une ligne sur une carte projetée en partant du principe que cela représenterait la distance la plus courte entre deux points.
Pour ajouter une géodésique à votre carte QGIS, installez d’abord le module Shape Tools.

Créez une nouvelle couche temporaire de type ligne ou multiligne:

Dessinez une ligne (ici, je suis dans une projection azimutale orthographique oblique, mais cela marchera dans n’importe quelle projection):

Cherchez l’outil “Geodesic densifier” qui ajoutera des points intermédiaires à votre ligne, lui permettant de s’incurver pour devenir une géodésique :

Appliquez l’outil à la couche qui contient vos lignes.


C’est fait. La géodésique, qui apparaît en bleu, montre ici le chemin le plus court à vol d’avion entre la Suisse et l’île Luçon aux Philippines. Évidemment, ce chemin n’est le plus court que dans une abstraction euclidienne de la Terre, qui ne tient pas compte ni des défis géopolitiques de l’aviation civile, ni des ni des courants d’altitude et des waypoints RNAV, sans parler des implications climatiques de ce moyen de transport.
L’outil a donc ses limites pour comprendre l’espace terrestre, mais permet, dans le cadre d’un réflexion géographique réduite à la géométrie, de traiter de nombreuses lignes en simultané, pourvu qu’elles soient réunies dans la même couche géomatique.


